(quelques mots sexy)

Vous beurrez vos tartines des deux côtés ?
Bonjour, Monsieur (mon beau mec):
Si vous voulez me baiser,
vous devriez le faire.
Si vous voulez me sucer,
vous devriez le faire.
Si vous voulez m’enculer,
vous devriez le faire.
Et puis …
je vais vous emmener dans un voyage
que vous n’oublierez jamais.
Vous beurrez vos tartines des deux côtés ?
— Adam Donaldson Powell
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Mon étranger
Si douces
sont tes promesses suggérées.
Mon étranger.
Mon inaccessible
moment de passion.
Tu me cajoles ;
tu me rejettes.
Nous ne pouvons
nous posséder
que dans des rêves fugitifs :
tous deux si différents
si totalement autres
et pourtant …
si merveilleusement
en harmonie.
L’implacable fantasme
est plus que la somme
des parts de réalité.
Je te vois partout ;
dans les pas des étrangers …
dans mes souvenirs.
Glissant depuis la taille,
lentement, jusqu’aux orteils
puis, avec la violence d’un éclair
l’on remonte, tout en haut,
pour ensuite
découvrir ton visage
insignifiant.
Mon étranger.
Ma passion.
Mon étranger …
Si doux.
— Adam Donaldson Powell
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Je veux un amant.
Je veux un amant, un vrai …
et je le veux maintenant.
Comme Arthur Rimbaud … ou Jean Genet.
Non pas comme ces mauviettes
qui ont parsemé ma jeunesse :
l’oncle qui m’avait convaincu que j’étais
une ‘tapette’, un ‘gogo bizarre’,
avant que je n’apprenne
ce qu’était la baise ;
et cet enfoiré qui m’a violé
dans la maison de sa mère — m’obligeant
à tenir ma langue de peur qu’elle ne se réveille
et appelle la police … pour me coffrer, ou pire.
Ou bien encore cette ‘folle’ sadomaso qui
possédait tout un attirail de jouets sexuels
et de godes en caoutchouc,
mais qui se fâcha lorsque je me mis à rire
parce qu’elle ne pouvait plus bander … normalement.
Je veux un amant, un vrai ;
qui puisse me sucer et m’enculer
et me prendre comme un ‘homme’.
Je veux un amant, un vrai … qui soit
tout ce qu’il dit être ; et qui s’en ficherait
que l’on apprenne qu’il aime un autre homme.
Je veux un amant, un vrai …
Comme Arthur Rimbaud … ou Jean Genet.
Et je le veux maintenant.
— Adam Donaldson Powell
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Affamé comme un loup.
j’ai attendu pendant quinze ans.
je n’ai pas été célibataire
et je n’ai pas été seul
ou solitaire.
mais j’ai attendu ce moment
pendant longtemps.
tout ce temps,
j’ai dîné sur rien de plus que
mes fantasmes et
les rêves —
de toi et moi.
et maintenant,
je suis affamé …
oui, affamé
comme un loup.
— Adam Donaldson Powell
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Mon beau mec …
Mon beau mec:
Je veux vous rendre enceint.
Je sais que c’est impossible,
mais quel plaisir d’essayer …
encore et encore.
— Adam Donaldson Powell
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Monsieur…
Monsieur,
Je ne peux vous promettre
que je serai capable
de garder mes mains, ma bouche
ni aucun membre,
ni le reste de mon corps
hors de votre portée –
quand nous nous rencontrerons
enfin à nouveau …
après toutes ces années;
après ces années de rêve,
où j’ai revécu, fantasmé
des moments qui auraient pu être …
Nous n’avons jamais vraiment été seuls
l’un envers l’autre, sauf dans
ces rêves et ces fantasmes.
Je vous ai fait mien tant de fois;
dans la perfection et l’imperfection.
Je ne peux éteindre le feu, l’attraction,
la fascination de la séduction, en dépit de
la fatalité que cela ne puisse être.
Je n’ai cure que vous ayez une relation
avec quelque autre partenaire,
épouse, mari, cocu … que ce soit.
Je sais que mon inextinguible, inassouvie,
passion pour l’aventure d’un moment ensemble
avec vous, peut être un moment éternel,
sans commencement ni fin.
Il y a tellement de choses à dire,
tant de façons de faire l’amour,
tant de silence partagé, à savourer …
et mes roses affamées de soleil
cette envie d’être fécondé par votre sperme.
Je brûle de redécouvrir le lagon bleu
voguant sur ma lente chaloupe,
pénétrant votre grotte majestueuse
avec cette fougue, cette envie irrésisitible
qui est pure poésie de la chair.
Vous savez bien à qui j’adresse cette supplique.
A vous, bien entendu …
— Adam Donaldson Powell
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Vive
Vive
l’amour !
Vive
le sexe !
Vive
le mensonge !
Peut-être t’ai-je rencontré
dans l’errance de mes rêves.
— Adam Donaldson Powell
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épais comme le yaourt
ciel couvert, couleur crème
épais comme le yaourt,
qui me rappelle
toi … et moi …
et aussi …
tu sais quoi …
— Adam Donaldson Powell
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un sabre
notre danse est un rituel ;
une obsession insensée
entre deux papillons de nuit
jouant avec le feu.
ni chaînes, ni fouet.
juste une attache …
et les douces conséquences
de la lame tranchante d’un sabre.
— Adam Donaldson Powell
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